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Comment choisir son agence web à Genève

10 août 2026 · 7 min de lecture

Genève compte des dizaines d'agences web, du studio de deux personnes au groupe de cinquante. Toutes montrent un beau portfolio. Voici les sept questions qui les départagent vraiment — et ce qu'une bonne réponse ressemble.

1. À qui appartient le site à la fin ?

C'est la question la plus importante, et la moins posée. Selon le prestataire, vous achetez un site, vous louez un site, ou vous louez un site en croyant l'acheter.

Trois éléments sont à vérifier séparément : le nom de domaine (il doit être enregistré à votre nom, pas à celui de l'agence), le code du site, et le contenu. Une agence peut très bien vous livrer un site tout en gardant la main sur le domaine — et vous découvrez le problème le jour où vous voulez partir.

Une bonne réponse est écrite dans le contrat, pas donnée à l'oral. Chez nous, le site devient votre propriété après 18 mois d'abonnement, domaine et contenu compris, sans frais de rachat.

2. Que comprend exactement le prix ?

Un devis à 6'000 CHF peut coûter 9'000 CHF la première année. Demandez ce qui est facturé en plus, poste par poste.

  • L'hébergement et le nom de domaine, une fois le site livré.
  • Les mises à jour techniques et de sécurité.
  • Les sauvegardes et leur restauration en cas d'incident.
  • Les modifications de textes ou de photos après la mise en ligne, et à quel tarif horaire.
  • Les textes eux-mêmes : beaucoup de devis supposent que vous les fournissez.
  • Les photos, et le cas échéant le tournage.
  • Le référencement, souvent vendu comme une prestation distincte.

3. Qui fera réellement le travail ?

Dans beaucoup d'agences, la personne qui vend n'est pas celle qui produit, et le projet passe par un chef de projet puis par un prestataire externe, parfois délocalisé. Ce n'est pas nécessairement un problème — c'est un problème quand on ne vous le dit pas.

Demandez simplement : qui écrit les textes, qui fait le design, qui développe, et est-ce que je pourrai leur parler directement ? Chaque intermédiaire ajoute un délai et une déperdition d'information.

4. Que se passe-t-il après la mise en ligne ?

Un site n'est pas un livrable, c'est un outil qui vieillit. Sans mises à jour, il devient vulnérable en quelques mois ; sans contenu nouveau, il descend progressivement dans les résultats de recherche.

La question à poser est concrète : si je veux changer un prix un mardi matin, j'écris à qui, et j'ai une réponse quand ? Une agence qui répond « ouvrez un ticket, comptez cinq jours ouvrés » et une agence qui répond « écrivez sur WhatsApp, c'est fait dans la journée » ne vendent pas le même produit.

5. Comment serai-je trouvé sur Google ?

Beaucoup de sites livrés sont techniquement corrects et parfaitement invisibles. Être trouvé dépend de trois choses : une base technique propre, du contenu qui répond à ce que les gens tapent, et une fiche Google tenue avec des avis récents.

Méfiez-vous des garanties de position. Personne ne peut garantir une première place sur Google, et une agence qui la promet vend soit du vent, soit une requête sans concurrence que personne ne tape. Une réponse honnête ressemble plutôt à : voici les requêtes visées, voici ce qu'on fait chaque mois, voici en combien de temps on peut espérer bouger.

6. Puis-je partir, et à quelles conditions ?

Engagement de douze ou vingt-quatre mois, préavis, pénalités de sortie, frais de récupération des fichiers : ces clauses se lisent avant la signature, pas au moment de partir.

Le bon signal est la réversibilité : une agence sûre de sa valeur n'a pas besoin de vous enfermer. Un mois de préavis et la remise des accès sans frais, c'est un contrat sain.

7. Puis-je parler à un client actuel ?

Un portfolio montre des sites livrés, pas des relations de travail. Un client joignable vous dira ce qu'aucune page de référence ne dira : les délais tenus ou non, la réactivité après six mois, la façon dont un désaccord s'est réglé.

Vérifiez aussi que les sites du portfolio sont toujours en ligne et toujours tenus. Un portfolio rempli de sites fermés ou figés depuis trois ans en dit long.

Les signaux qui doivent alerter

Certains éléments justifient de passer votre chemin, quel que soit le prix annoncé.

  • Une garantie de première place sur Google.
  • Un devis global d'une ligne, sans détail des postes.
  • Le refus de mettre le nom de domaine à votre nom.
  • Une pression à signer le jour même, ou une remise qui expire le soir.
  • Aucune question sur votre métier, vos clients et vos objectifs lors du premier échange.
  • Un portfolio dont les sites ne sont plus en ligne.

Il n'y a pas de meilleure agence dans l'absolu

Pour un projet complexe à plusieurs dizaines de milliers de francs, avec plusieurs interlocuteurs internes, une grande agence genevoise établie sera mieux armée : elle a les équipes et les processus pour ça.

Pour une PME, un commerce ou un indépendant qui veut un site sérieux et une présence tenue chaque mois sans facture à cinq chiffres, une petite structure avec laquelle vous parlez directement sera plus rapide et moins chère. Le tout est de savoir dans quel cas vous êtes — et de poser les sept questions ci-dessus dans les deux cas.