Comment une IA choisit qui citer
Un assistant qui répond à une question locale ne consulte pas un classement. Il combine deux sources : ce qu'il a appris à l'entraînement, et ce qu'il va chercher sur le web au moment de la question.
Dans les deux cas, la mécanique est la même : il privilégie ce qui est répété de façon cohérente à plusieurs endroits. Une entreprise mentionnée sur son propre site, dans deux annuaires, dans un article de presse locale et sur une fiche Google avec des avis existe pour lui. Une entreprise qui n'existe que sur son propre site n'est presque jamais citée.
La cohérence prime sur la quantité
Le premier travail est ennuyeux et décisif : que votre nom, votre adresse, votre numéro de téléphone et votre activité soient écrits exactement de la même façon partout. Un numéro dans deux formats différents ou une raison sociale variable suffisent à brouiller le rattachement.
Cela vaut pour votre site, votre fiche Google, vos réseaux sociaux, les annuaires et tout répertoire professionnel où vous figurez.
Les pages tierces comptent plus que la vôtre
Quand on demande « les meilleures agences web à Genève », les IA reprennent massivement les comparatifs et les annuaires — précisément parce qu'ils sont censés être neutres. Figurer dans ces listes vaut souvent plus qu'une page parfaite sur votre propre site.
Concrètement : les annuaires suisses locaux, les plateformes de mise en relation de votre secteur, les associations professionnelles et les articles de presse régionale. Chacune de ces mentions est à la fois un lien pour Google et une source pour les IA.
Écrire des pages faites pour être citées
Un modèle cite volontiers ce qu'il peut reprendre sans interprétation : un chiffre, un délai, une condition claire. Il cite beaucoup moins volontiers un texte d'ambiance.
Trois habitudes concrètes changent le résultat.
- Répondre à la question posée dès la première phrase, avant l'argumentaire.
- Donner des faits vérifiables : prix de départ, délai en jours, zone desservie, conditions de sortie.
- Structurer en questions-réponses, avec des titres qui reprennent la formulation réellement tapée.
- Dater les informations et les tenir à jour — une page qui affiche des prix périmés est écartée.
- Dire aussi pour qui vous ne convenez pas : les modèles reprennent volontiers ces nuances, et elles inspirent confiance.
Le fichier llms.txt
Un usage récent consiste à publier à la racine de son site un fichier texte, llms.txt, qui résume l'essentiel de l'entreprise en format simple : identité, prestations, tarifs, zone, contacts, pages principales.
Ce n'est pas un standard officiel et aucun assistant ne s'engage à le lire. Son coût est cependant nul, et il présente un avantage réel : il oblige à écrire noir sur blanc les faits que vous voulez voir repris. Le nôtre est consultable à l'adresse bysami.ch/llms.txt.
Les avis, encore et toujours
Les avis clients servent trois fois : ils pèsent dans le classement local de Google, ils rassurent le visiteur humain, et ils constituent une des rares sources d'appréciation qualitative que les IA reprennent.
Dix avis récents et détaillés, avec une réponse à chacun, valent mieux que cinquante avis anciens sans réponse. C'est le travail le plus rentable et le plus systématiquement négligé.
Ce qui ne fonctionne pas
Bourrer une page de mots-clés, publier vingt articles générés sans relecture, ou multiplier les inscriptions dans des annuaires sans valeur : ces méthodes étaient déjà peu efficaces sur Google, elles le sont encore moins ici. Un modèle qui recoupe plusieurs sources repère mal une page creuse, mais il ne trouve rien à en citer.
La logique est finalement la même que pour le référencement classique, en plus exigeante sur un point : il faut être vérifiable ailleurs que chez soi.
