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Faut-il un site en anglais à Genève ?

8 août 2026 · 5 min de lecture

Une part importante de la population du canton est étrangère, et une partie des recherches locales se fait en anglais. Pourtant, très peu de sites d'entreprises genevoises existent réellement en anglais — ce qui laisse un terrain remarquablement dégagé.

Qui cherche en anglais à Genève

Le canton concentre les organisations internationales, les missions permanentes, les multinationales et les universités, avec les familles qui vont avec. Beaucoup de ces personnes vivent ici plusieurs années sans jamais passer au français pour leurs recherches quotidiennes.

Ce public a deux caractéristiques intéressantes : il arrive sans réseau de recommandations locales, donc il cherche en ligne plus que la moyenne ; et il a rarement le temps de comparer longuement.

Pour quels métiers cela change vraiment quelque chose

Une version anglaise n'a pas le même intérêt selon l'activité. Elle est décisive quand la prestation demande de la confiance et de la compréhension mutuelle.

  • Santé et bien-être : dentistes, médecins, physiothérapeutes, psychologues.
  • Professions du droit et du chiffre : avocats, fiduciaires, notaires, conseil fiscal.
  • Services aux familles : écoles, crèches, cours particuliers, déménagement, relocation.
  • Immobilier et régies.
  • Restauration et hôtellerie, en particulier dans les quartiers internationaux.
  • Beauté, coiffure et sport, où la description précise de la prestation compte.

La concurrence est bien plus faible qu'en français

« Avocat divorce Genève » est une requête disputée depuis quinze ans. « Divorce lawyer Geneva » l'est nettement moins, alors que le client derrière la recherche a le même besoin et souvent un budget comparable.

C'est le principal argument économique : à travail égal, une page anglaise bien faite se positionne généralement plus vite qu'une page française sur le même sujet.

Traduire ne suffit pas

Une traduction automatique du site français passe à côté de l'essentiel : les gens ne cherchent pas les mêmes mots. Il ne s'agit pas de traduire « création de site internet » mais de savoir qu'on tape « web design Geneva ».

Il faut aussi adapter le fond. Un client international ne connaît ni les usages locaux ni les démarches administratives suisses : les pages qui expliquent le déroulement, les délais et les documents nécessaires sont souvent les plus consultées.

L'erreur technique qui annule tout le travail

Beaucoup de sites bilingues font basculer la langue avec un bouton, sans changer l'adresse de la page. C'est agréable pour le visiteur, mais Google n'indexe alors qu'une seule version : la traduction existe pour vos visiteurs et n'existe pas dans les résultats de recherche.

Pour être indexée, chaque langue doit avoir sa propre adresse — par exemple monsite.ch/fr/services et monsite.ch/en/services — reliées entre elles par les balises prévues à cet effet. C'est un point technique, mais c'est celui qui décide si la version anglaise vous rapporte quelque chose ou non.

Ce que cela coûte

Chez nous, la version anglaise est une option à 140 CHF par mois : traduction des pages existantes, adresses distinctes correctement reliées, et maintien à jour des deux langues à chaque modification. Vous n'avez pas à choisir entre mettre à jour le français ou l'anglais.

Le calcul est simple : si un seul client international par an vient de cette version, elle est largement rentabilisée dans la plupart des métiers listés plus haut.